Cahier des charges de site web : le modèle qui évite les dérives
Un cahier des charges de site web n’a pas besoin de 40 pages : 8 rubriques bien remplies suffisent à obtenir des devis comparables, un projet sans dérive et un site conforme à l’attente. Le voici, rubrique par rubrique, avec les pièges que chacune désamorce.
Au sommaire :
1. Votre entreprise et l’objectif du site
Qui vous êtes, ce que vous vendez, à qui, et surtout ce que le site doit PRODUIRE : des demandes de devis ? des ventes ? des candidatures ? Un objectif chiffré (« 10 demandes qualifiées par mois ») oriente toutes les décisions qui suivent. Sans lui, chacun décide selon son goût.
2. Les visiteurs visés
Deux ou trois profils concrets : « artisan du bâtiment qui cherche un fournisseur local », « particulier qui compare avant travaux ». Chaque profil a ses questions ; le site doit y répondre. Cette rubrique tue le site « pour tout le monde » qui ne convainc personne.
3. Le périmètre exact des pages
La liste des pages, une ligne par page, avec qui fournit quoi : textes existants, à rédiger (par qui ?), photos à prendre, vidéos. C’est LA rubrique anti-avenant : les dérives de budget naissent presque toutes d’un périmètre resté flou. En cas de refonte, ajoutez l’inventaire de l’existant à conserver.
4. Les fonctionnalités, sans poésie
Formulaires (quels champs, envoyés où), prise de rendez-vous, espace client, boutique, multilingue, newsletter… Chaque fonction listée = chiffrable. « Site moderne et interactif » n’est pas une fonctionnalité, c’est une source de malentendu facturable.
5. Les exigences techniques mesurables
- Vitesse : score PageSpeed mobile ≥ 90 sur les pages clés, mesuré à la livraison.
- Responsive : impeccable sur mobile, c’est là que sont vos visiteurs.
- Administration : quelles modifications vous ferez seul, formation incluse.
- SEO de base : balises, redirections si refonte, sitemap, données structurées.
- Propriété : domaine, hébergement, code et contenus À VOTRE NOM.
Ces cinq lignes, écrites noir sur blanc, valent tous les arguments commerciaux du monde.
6. Les références qui vous parlent
Trois sites que vous aimez (et pourquoi), deux que vous détestez (et pourquoi). Dix minutes qui économisent deux allers-retours de maquette.
7. Budget et calendrier honnêtes
Annoncer sa fourchette n’affaiblit pas la négociation : elle élimine d’emblée les offres hors sujet, dans les deux sens. Notre grille des prix aide à la caler. Côté délai, précisez la contrainte réelle (salon, saison, ouverture), le planning s’y adosse.
8. La vie d’après
Maintenance (contenu, tarif), évolutions probables (boutique en un an ?), accompagnement visibilité. Un site se juge sur cinq ans : le prestataire doit répondre sur cette durée, le choix entre freelance et agence se joue d’ailleurs largement ici.
Questions fréquentes
Qui doit rédiger le cahier des charges ?
Vous pour le fond (activité, objectifs, contenus), le prestataire peut aider à formaliser la technique. Méfiance si l’on vous dit qu’« aucun cahier des charges n’est nécessaire » : c’est le flou qui se prépare.
Est-il contractuel ?
Annexé au devis signé, oui, et c’est exactement ce qu’il faut : le périmètre devient opposable, dans les deux sens.
Et si mes besoins évoluent en cours de projet ?
C’est normal et prévu : chaque évolution se chiffre en avenant clair, accepté avant exécution. Le cahier des charges ne fige pas le projet ; il rend les changements visibles et choisis.
Un projet en tête ? Envoyez-nous votre brouillon, même imparfait : le développeur web grenoblois vous le renvoie annoté avec un chiffrage franc, vous saurez où vous allez avant d’engager un euro.
Parlons de votre projet web !